Les vaches laitières en Normandie

forme
Les vaches laitières en Normandie
forme
Nos actus
Partager sur logo facebook logo twitter
09/10/23

La Normandie est historiquement un vachement grand bassin laitier : c’est mêmeuh aujourd’hui la 2ème région laitière de France ! Avec un climat océanique plutôt humide, des températures douces et de vastes prairies, le bocage normand est particulièrement adapté pour l’élevage laitier.  Plus de 550 000 vaches (sans compter nos mascottes, Savante et Pipelette) pâturent dans les prairies normandes. Sauriez-vous les reconnaître et identifier leur race, parmi les 20 races de vaches laitières différentes qu’on trouve en France ?

Chaque race de vache laitière a ses qualités

La Normandie détient le second troupeau laitier français, après la Bretagne. Comme dans le reste du cheptel français, trois races de vaches laitières sont dominantes : la Prim’Holstein, la Montbéliarde et, c’est logique, la Normande !

Depuis quelques années, les éleveurs laitiers en Normandie font aussi des croisements entre différentes races de vaches laitières. Ça permet d’éviter les problèmes liés à la consanguinité meuh aussi de rendre les animaux plus robustes. L’objectif est d’utiliser la complémentarité entre les différentes races : plus fertiles pour l’une, plus productives pour l’autre, davantage polyvalentes, avec une santé solide…

La technique du croisement est pratiquée depuis longtemps aux Etats-Unis, et surtout en Nouvelle-Zélande : la moitié des vaches laitières sont issues du croisement de Holstein et Jersiaise. Le résultat est une race appelée Kiwi, qui a récemment fait son apparition dans les prairies normandes !

Dans d’autres régions françaises, on trouve aussi des races plus minoritaires avec de jolis noms du terroir : Abondance, Brune, Pie Rouge des plaines, Tarentaise, Vosgienne, Rouge flamande, Bleue du Nord… Chacune de ces races locales, adaptées au relief et au climat de la région, produit un lait avec des goûts et des qualités uniques. L’Abondance, par exemple, est une race montagnarde et rustique qu’on trouve en Savoie et dans le Massif-Central. C’est avec son lait qu’on produit les fromages sous appellations IGP ou AOP que sont l’Abondance, le Beaufort, ou encore le Reblochon… miameuh !

 

Les principales races laitières en Normandie* :

Prim’ Holstein 56%, Normande 33%, Croisées 8%, Montbéliarde 2%

Pourquoi y a-t-il tant de Prim’Holstein ?

La race de vaches laitières Prim’Holstein est la première race laitière au monde ! C’est vrai aussi en France et dans la région normande : le lait des Prim’Holstein représente près de 80% de la collecte dans notre pays. Cette prédominance tient simplement au fait qu’elle produit plus de lait que les autres races de vaches laitières : en moyenne autour de 8 500 litres de lait par vache et par an, versus 7500 en moyenne par exemple pour une vache Montbéliarde.

Originaire des pays de l’est de l’Europe (Pays-Bas, Danemark, Allemagne), la Prim’Holstein est arrivée en France au 19e siècle. On appelait alors cette race Hollandaise, puis Française Frisonne Pie Noire, avant qu’elle ne soit croisée avec des taureaux Holstein et prenne son nom actuel, il y a une trentaine d’années.

Grâce à son exceptionnelle capacité de production de lait et à ses autres qualités, elle est donc devenue majoritaire dans presque tous les élevages français et normands…

Comment reconnaître une vache Prim’Holstein ?

Vous avez très certainement déjà croisé une Prim’Holstein, cette vache plutôt grande et osseuse. En moyenne, elles mesurent 145 cm au garrot, et les femelles adultes pèsent entre 600 et 700 kilos. Avec leurs grandes taches noires sur fond blanc, comme Savante et Pipelette, on les reconnaît au premier coup d’œil !

Et la race de vache Normande ?

La Normandie est le berceau des vaches Normandes, issues de trois races locales de Basse-Normandie. Longtemps majoritaires dans leur région d’origine, elles ont fini par être devancées par les Prim’Holstein : leur nombre a lentement diminué jusqu’à se stabiliser autour d’environ un tiers des effectifs normands. La tendance semble toutefois s’inverser depuis peu, avec le mouvement de « Normandisation » pour réintroduire cette race locale dans sa région d’origine !

Ce retour des Normandes en Normandie est une vachement bonne idée : elles produisent un lait de qualité, riche en matière grasse, avec le taux de protéines les plus élevé des races laitières en France ! Un lait aussi riche est idéal pour la transformation en beurre, crème, mais aussi fromages réputés dans le monde entier : l’AOC Camembert de Normandie, le Pont L’Evêque ou encore le Livarot…

Comment reconnaître une vache Normande ?

La vache Normande adulte est une vache de belle corpulence, avec un poids allant de 700 à 800 kilos.

On  reconnaît la coquette Normande à sa robe :

  • Robe blanche, avec des tâches de couleur parsemées sur le fond blanc : c’est la « robe caille ».
  • Robe marron : presque tout le corps de la vache est couvert par une grande tâche de couleur marron, sauf le ventre blan.. On appelle ça une « robe blonde ».
  • Robe presque noire : sauf le ventre blanc, une grande tâche de couleur très sombre recouvre le corps de la vache. C’est la robe « bringée ».

Et pis, il y a un détail vraiment caractéristique et très fréquent qui permet de reconnaître facilement une Normande : ses tâches autour des yeux. Deux cercles sur son pelage blanc, comme des lunettes !

Et la Montbéliarde ?

La Montbéliarde est arrivée en France au début du 18e siècle, avec des éleveurs venus de Suisse pour s’installer dans la région de Montbéliard. C’est lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1889 que cette race a été officiellement reconnue.

La race Montbéliarde continue à être très présente en Franche-Comté. Rustique et résistante, son lait riche en protéines est d’une grande qualité fromagère : son lait sert à fabriquer des fromages AOC comme le comté, le morbier, ou le Saint Nectaire.

Comment reconnaître une vache Montbéliarde ?

C’est une grande vache robuste, qui mesure environ 1,45m au garrot, pesant entre 600 et 750 kg. La Montbéliarde se reconnaît par :

  • Sa tête, ses pattes, sa queue et son ventre toujours de couleur blanche,
  • Sur le reste du corps, des taches marron, tirant presque sur le rouge acajou, avec un tracé bien délimité.

Nos éleveurs laitiers bio partenaires en Normandie

Plus de 5 % du cheptel normand de vaches laitières est élevé en Normandie selon le cahier des charges de l’agriculture biologique : c’est le cas dans nos fermes partenaires, dont les 80 vaches en moyenne produisent toutes du  lait normand certifié bio et équitable (Fair for Life). C’est avec leur BIOn lait que nous fabriquons, au cœur du terroir normand, nos yaourts et desserts bio Les 2 Vaches !




Partager sur logo facebook logo twitter




Ces articles pourraient vous intéresser